Accueil > Actualités > 31eme sommet UA : Ouverture de la Réunion du Conseil exécutif



Les rencontres préparatoires du 31eme sommet des Chefs d’ Etat de l’Union africaine se poursuivent au palais des conférences « Al Mourabitoune » de Nouakchott. Ce Jeudi 28 juin a été ouverte, la 33eme session du Conseil exécutif de l’UA. La cérémonie d’ouverture du Conseil a été présidée par la ministre rwandaise des affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Son homologue mauritanien, Ismail Ould Cheikh Ahmed, a prononcé un discours de bienvenue à ses pairs.

Qualité des conditions de travail

Le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat a félicité le gouvernement et le peuple mauritanien pour l’organisation de ce sommet, leur généreuse hospitalité et la qualité des conditions de travail. « D’immenses sacrifices ont été consentis pour assurer le succès de nos assises. Il s’agit là de là d’un témoignage de la force d’engagement de la Mauritanie » a dit Monsieur Faki qui a salué la mémoire de feu Mokhtar Ould Daddah, premier président de la Mauritanie, sous la conduite duquel le pays a été membre fondateur de l’OUA. « La Mauritanie a été de tous les rendez-vous pour la promotion de l’agenda panafricain. En décidant de tenir ce sommet à Nouakchott, la conférence de l’union a voulu manifester son appréciation de cette contribution » a dit le président de la Commission.

Il est temps que les africains cessent d’être des étrangers dans leur continent

Le président de la Commission a ensuite déclaré que la réforme de l’UA permettra d’améliorer le niveau d’exécution de ses décisions. « Sans autonomie financière, l’agenda 2063 sera un simple catalogue de bonnes intentions » a affirmé Monsieur Faki.
Concernant le thème principal du Sommet de Nouakchott, le président de la commission a noté que « l’Afrique perd 50 milliards de dollars du fait des flux financiers illicites et a demandé aux Etats d’aller au-delà des incantations dans la lutte contre la corruption.
Il a aussi annoncé que sept Etats ont déjà ratifié l’accord sur la zone de libre-échange continental (ZLECA).
Au sujet de la libre circulation des personnes, Moussa Faki a noté « qu’il est temps que les africains cessent d’être des étrangers dans leurs propres continent. »
La corruption, frein au développement

Toujours pendant la cérémonie d’ouverture de la Session du Conseil exécutif, Vera Songwe, secrétaire générale adjointe de l’ONU, secrétaire exécutive de la commission économique pour l’Afrique, a noté que « vaincre la corruption est effectivement une voie durable vers la prospérité des populations africaines. » Elle a indiqué que « dans les pays les plus pauvres, une personne sur deux paie un pot de vin pour accéder à de services de base telles que l’éducation, la santé et l’EAU. »
Elle a cité aussi « un récent rapport de la commission économique pour l’Afrique sur la corruption dans les marchés publics selon lequel ce fléau affecte environ 70% de ce marchés en Afrique et gonfle le cout des contrats de 20 à 30%. »

Passeport africain

Louise, Mushikiwabo, ministre Rwandaise des affaires étrangères, présidente du conseil exécutif, avant de déclarer ouverte la Session, a indiqué que « sa tenue se tient dans l’esprit de la réforme institutionnelle de l’Union Africaine. Elle a rappelé que 44 pays du continent ont signé l’accord sur la zone de libre-échange continental et 27 pays ont procédé à la signature du protocole sur la libre circulation, le droit de résidence et le droit d’établissement. Madame Mushikiwabo a indiqué que la même direction doit être prise pour le passeport africain lancé symboliquement en juillet 2016, mais dont les modalités techniques doivent encore être soumises à l’assemblée des chefs d’Etat de l’UA pour adoption.
Apres la cérémonie d’ouverture les ministres sont entrés en huis clos.